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source: Le Parisien - Hauts de Seine Les deux tours géantes de Levallois ne sont pas encore sorties de terre en bord de Seine que, déjà, elles s'apprêtent à changer de main. A peine plus d'an après avoir signé avec la ville pour l'acquisition de deux immeubles de grande hauteur sur le quai Michelet, le groupe immobilier espagnol Fadesa se désengage. Il vient de remettre sur le marché les droits à construire de ce petit Manhattan-sur-Seine. Censé rivaliser de gigantisme avec les immeubles du quartier d'affaires de La Défense, le projet est-il menacé ?
« Non, assure Patrick Balkany, le député-maire UMP de Levallois, qui a imaginé ces tours. Les nouveaux actionnaires de Fadesa ont exigé qu'il vende ces tours car elles ne cadrent pas, selon eux, avec les activités traditionnelles de la société. » Leader du secteur immobilier résidentiel en Espagne et sur le marché de la résidence secondaire en Europe, Fadesa tenait pourtant là son premier gros projet en France.
Leur mise en vente au coeur de l'été ravive l'inquiétude Malgré de nombreux appels téléphoniques, la direction du groupe Fadesa n'a pu être jointe. On ignore donc si d'autres raisons que celle invoquée par le maire de Levallois ont poussé ce groupe implanté notamment au Maroc à se désengager.
La mise en vente des tours au coeur de l'été ravive l'inquiétude. « Fadesa ne trouvera pas d'acquéreur. Les investisseurs internationaux préféreront jeter leur dévolu sur les futures tours de La Défense. Les groupes immobiliers français n'en veulent pas. Ce projet n'est pas viable », estime Olivier de Précigout, avocat d'affaires et opposant municipal de droite à Levallois.
Une analyse relayée par un autre conseiller municipal ex-UMP, Loïc Leprince Ringuet : « Ce projet est un non-sens, tant sur le plan environnemental qu'économique. La Défense regorge de centaine de milliers de mètres carrés vides et nombre de sièges sociaux ont quitté Levallois. Il faut annuler ce projet pharaonique. » La communiste Annie Mandois, elle, se dit inquiète de « l'affairisme spéculatif immobilier ».
Patrick Balkany, lui, reste serein. « Ce projet va sortir de terre », affirme-t-il. Selon lui, des contacts ont été pris avec des sociétés foncières internationales. D'importants groupes immobiliers étrangers seraient intéressés. Mais les noms des investisseurs sur les rangs sont pour l'instant tenus secrets. « Je ne veux pas prendre le risque de faire capoter les négociations. Sachez que tous les grands groupes mondiaux veulent ces tours », lâche le maire.
Les tours de 150 m de hauteur et de 42 étages, érigées à l'emplacement des anciennes tours Fiat, dans la ZAC Front-de-Seine, doivent accueillir 80 000 m 2 de bureaux, un hôtel international haut de gamme de 400 chambres et un restaurant panoramique. L'accord de la CDEC (commission départementale d'équipement commercial) vient d'être délivré pour l'équipement hôtelier. Le permis de construire devrait suivre dans le courant de l'année prochaine.
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